Accueil · Action · Consommer bio

29/11/09 Consommer bio ou label rouge: arnaque ou progrès ?

Tomates_rougesLes produits Bio coûtent plus chers, c'est un fait. Mais ce surcoût est-il réellement justifié ou bien nos experts en marketing ont-ils profité de la vague écologique pour nous vendre plus cher des produits de même qualité ? Aussi, en dehors de la qualité intrinsèque du produit, que change un label sur la chaîne de production du produit, animal ou végétal, depuis sa naissance jusqu'à notre palais ?

Plan

Que signifient exactement ces labels ?

Les labels et le bien-être animal

Les chiffres du bio

Les labels et notre santé

Le label BIO et l'environnement

Ma conclusion

Que signifient exactement ces labels ?

Plusieurs logos sont affichés sur nos aliments pour nous informer de leur origine. Que nos viandes, nos boissons, nos légumes ou encore nos fruits soient Agriculture biologique Française, Européenne, Label rouge ou AOC ne signifie évidemment pas la même chose.

De même des labels comme l'Appellation d'Origine Protégée (AOP), l'Indication Géographique Protégée (IGP), les Spécialités Traditionnelles Garanties (STG) ou encore les Certificats de Conformité Produit (CCP) ajoutent à la confusion.

Logo_Label_Rouge

Le Label Rouge, propriété du ministère de l’Agriculture, a été créé par la loi d’orientation agricole de 1960 pour défendre et développer les produits agroalimentaires de qualité au moment de l'industrialisation de l'agriculture française.

Le Label Rouge est une certification qui atteste qu’un produit agricole ou une denrée alimentaire possède un ensemble de caractéristiques préalablement fixées qui établissent un niveau de qualité supérieure. Ce produit doit se distinguer des produits de l’espèce habituellement commercialisés, notamment par ses conditions de production ou de fabrication. L’écart qualitatif par rapport aux produits courants similaires doit être directement perceptible par le consommateur final, tant sur le plan gustatif qu’au niveau de l’image qu’il véhicule.
Le respect des cahiers des charges par les opérateurs est contrôlé par des organismes certificateurs accrédités.

Une denrée ou un produit peut bénéficier simultanément d'un label rouge et d'une indication géographique protégée ou d'une spécialité traditionnelle garantie. En revanche, le label rouge ne peut s'appliquer à un produit sous appellation d'origine ou à un « vin de pays ».

Le Label Rouge est donc un signe officiel qui atteste un niveau de qualité supérieure.

L’Etat français, par le biais de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), attribue le label à un organisme appelé organisme de défense et de gestion (ODG) représentant toute une filière collective (éleveurs, abatteurs, grossistes et éventuellement distributeurs et fabricants d'aliments). A toutes les étapes de la production et de l'élaboration, le produit Label Rouge doit répondre à des exigences définies dans un cahier des charges homologué par l’INAO. Le respect des cahiers des charges par les opérateurs est contrôlé régulièrement tout au long de la production par des organismes certificateurs indépendants et impartiaux (COFRAC) et agréés par l'INAO. Des tests organoleptiques sont réalisés régulièrement pour démontrer la qualité gustative du produit Label. Cette qualité doit être toujours supérieure à celle des produits courants de même nature.

Label_AB_FranceL’Agriculture Biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels et notamment du bien-être des animaux. Ainsi, elle exclut l’usage de pesticides, d’engrais chimiques ou solubles, des OGM et limite l’emploi d’intrants. Le contrôle des conditions de production, de transformation et d’importation est réalisé par des organismes certificateurs.

Crée en 1985 et propriété du ministère de l’Agriculture, le label AB permet aux professionnels qui le désirent de faire connaître le mode de production biologique de leurs produits et permet aux consommateurs de mieux identifier les produits bio. La marque est gérée par l'Agence Bio.

Plusieurs organismes certificateurs ont l'autorisation de délivrer la certification : Aclave, Agrocert, Ecocert SA, Qualité France SA, Ulase, SGS ICS.

D'après l'Agence bio, ce label garantit :

  • - Que l'aliment est composé d’au moins 95 % d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal.
  • - Le respect de la réglementation en vigueur en France.
  • - Que la certification est placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d'agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l'engrais vert, le compostage, la lutte biologique, l'utilisation de produits naturels comme le purin d'ortie, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites.

Les cahiers des charges des labels ne portent pas sur la qualité des produits, mais sur le respect de l'environnement.

Nouveau_logo_bio_euroAu sein de l’Union européenne, le premier règlement sur l'agriculture biologique est entré en vigueur en 1992, suivi en août 1999, puis en 2009 de règles relatives à la production, l'étiquetage et l'inspection en matière d'élevage. Les règles de base sont l'interdiction d'utiliser des engrais chimiques et pesticides ou herbicides de synthèse. L'utilisation d'organismes génétiquement modifiés (OGM) est également interdite au delà d'un taux de 0,9% (permettant de laisser une marge de sécurité aux agriculteurs en cas de contamination accidentelle). Le label exige qu'un produit transformé Bio doit être composé de 95% de produits d'origine biologique. Voici l'illustration de l'ancien logo, remplacé à partir du 1er Juillet 2010 :

Label_Bio_Europe

L'agriculture biologique au niveau mondial :

Définie depuis les années 1920, l'agriculture biologique est organisée à l'échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements - IFOAM) et reconnue dans le Codex alimentarius depuis 1999. À ce titre, il s'agit de l'une des formes les plus anciennement organisées d'agriculture durable. Au sein de ces dernières, l'agriculture biologique se caractérise notamment par le fait que l'épithète « biologique », ou son abréviation « bio » impliquent une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges, et que le mot est, souvent, légalement protégé.

Logo_AOCL'appellation d'origine contrôlée (AOC) est un label officiel français ou suisse d'Indication géographique protégée qui garantit l'origine de produits alimentaires traditionnels français ou suisses. Ils sont tous deux reconnus comme faisant partie des Appellations d'origine protégée européennes (AOP). Les appellations d'origines ne sont ni des marques commerciales, ni des modèles déposés, mais des certifications officielles de qualité délivrées par un organisme dépendant d'un ministère et sanctionnée par un service de répression des fraudes.

La quantité et le contrôle d'étiquetage des produits sous AOC répondent à un cahier des charges validé, en France, par l'INAO (Institut national des appellations d'origine) dépendant du Ministère de l'Agriculture et en Suisse par l'OIC (l'Organisme intercantonal de certification) dépendant de l'OFAG (l'office fédérale de l'Agriculture).

Les AOC sont garantes des qualités et des caractéristiques d'un produit, de son terroir d'origine, du savoir-faire du producteur (vins, cidres, fromages, fruits et légumes, produits laitiers, miels...), de l'antériorité et de la notoriété d'un procédé et de son nom qui sont trop ancien pour faire l'objet d'un brevet.

Logo_AOPLogo_AOP

L'appellation d'origine protégée (AOP) est la version européenne de l'AOC (voir ci-dessus). Le logo a été crée en 1992. Il protège « la dénomination d'un produit dont la production, la transformation et l'élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté». Pour éviter la confusion avec les Indications Géographiques Protégées (IGP), le logo rouge remplace le logo bleu.

Les produits protégés peuvent être des vins, des fromages, des jambons, des saucissons, des olives, des bières, des fruits, des légumes et même des pains régionaux

Elle a d’abord concerné les vins. Désormais, elle s’applique à d’autres produits alimentaires, tels que le poulet de Bresse ou au Roquefort…

Récemment, ce sont les lentilles du Puy qui ont pu y prétendre après une très longue enquête de l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) qui s’assure des racines historiques du produit, de la notoriété de l’appellation et définit son territoire.

Seules les AOC peuvent devenir AOP. Il existe près de 470 AOC dans le secteur viticole et des eaux de vie, 47 AOC fromagères ou laitières, et 25 AOC pour des produits agroalimentaires autres que le vin et les produits laitiers.

Logo_IGP

L'indication géographique protégée (IGP) est un signe d'identification européen, créé en 1992. Il désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration. En conséquence, l’IGP n’impose pas une zone unique d’élaboration du produit ; seules les étapes conférant ses caractéristiques et sa réputation au produit sont réalisées dans la zone donnant son nom au produit.

L'indication géographique protégée est destinée à protéger des produits de moindre notoriété. Elle est moins “forte“ que l’AOC. Il y a près de 80 IGP reconnues en France comme , l'ail rose de Lautrec le bœuf Charolais du Bourbonnais, le cidre normand ou le Haricot tarbais.

Leur gestion est assurée par l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO). Depuis le 1er Janvier 2007, une IGP n'est plus nécessairement couplée à un Label Rouge ou à une Certification de Conformité Produit (CCP).

Logo_STG

Les spécialités traditionnelles garanties (STG) sont aussi un signe d'identification Européen crée en 1992. Il "ne fait pas référence à une origine mais a pour objet de mettre en valeur une composition traditionnelle du produit, ou un mode de production traditionnel".

La protection qu'elle apporte se situe à deux niveaux : elle peut protéger un nom particulier affirmant la spécificité d'un produit élaboré à grande échelle, sans contrepartie d'un cahier des charges commun à tous les opérateurs (mozzarella, bière Gueuze ou Kriek). Dans ce cas, seul le logo permet de différencier le produit certifié des autres.

Au second niveau, dit de protection forte, le nom seul est réservé et protégé (Jambon Serrano). La STG protège donc une recette, mais le produit peut être élaboré dans toute l'Union Européenne.


Logo_produit_certifie Le Certification de conformité de produits (CCP) a été mis en place en 1990 et atteste que le produit est conforme à des exigences et recommandations produits
C’est un groupement de producteurs qui élabore son propre cahier des charges pour mettre au point un produit qui se distingue de la moyenne. Le CCP peut concerner les viandes, les céréales, fruits et légumes, volailles, oeufs, charcuterie. Sans être forcément d’une qualité très supérieure aux produits de même catégorie, le CCP doit apporter un plus. Ce peut être par exemple un élevage en plein air des animaux, un pourcentage de grain de maïs garanti rentrant dans l’alimentation.

Les labels et le bien-être animal :

VeauxManger de la viande à bas prix, cela implique inévitablement des concessions à une ou plusieurs étapes de la chaîne de production. A quel label se fier lorsque l’on refuse de consommer de la viande provenant d’élevages intensifs ou produite selon des méthodes d’élevage qui font souffrir les animaux ?

La réponse à cette question n’est pas facile car dans le cadre du processus d’élevage, de la naissance à l’abattage, à bien des moments le bien-être de l’animal peut être altéré. S’il est important qu’un animal ait un accès à l’extérieur, il n’en est pas moins important, par exemple, que l’animal ne subisse pas de mutilations douloureuses telles que la coupe de la queue ou le débecquage ou qu’il soit étourdi avec une méthode efficace au moment de l’abattage.

Afin de pouvoir apporter une réponse claire aux consommateurs soucieux du bien-être des animaux, la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) a analysé les normes techniques minimales auxquelles doivent répondre les produits Label Rouge et ceux issus de l’Agriculture Biologique en France. Ces normes sont comparées aux conditions habituelles des élevages standards. Cette comparaison est résumée et présentée clairement dans les fiches téléchargeables, pour chaque type d'animal.

Les labels présentés ici garantissent tous l’utilisation de normes d’élevage prenant en compte le bien-être animal, avec des exigences supérieures à ce que la réglementation générale impose. Toutefois, le Label Rouge et l’Agriculture Biologique (AB) présentent également des lacunes pour le bien-être des animaux (voir les points à améliorer). Malgré tout, la PMAF encourage à donner votre préférence à ces produits labellisés, même s’il semble que leur cahier des charges devrait évoluer vers une meilleure prise en compte du bien-être des animaux.

L'idéal étant certainement de diminuer notre consommation de viande afin de pouvoir privilégier le choix de produits alimentaires un peu plus chers, mais de meilleure qualité.

Quelques exemples d'élevages intensifs :

- Poules élevées en cage :

- élevage intensif de poules:

- élevage de porcs :

Je passe sur les vidéos d'abattage des animaux, mais si vous souhaitez plus d'informations, l'enquête en caméra cachée de l'association L214 sur Charal est assez intéressante.

Aussi, un très bon film traitant du sujet de l'agriculture intensive aux Etats-Unis : Food Inc. La situation est tout bonnement surréaliste.

Alors, quels sont les "plus" des labels pour les animaux ?

L'Agneau et les Ovins

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Agneaux et ovins

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Que ce soit en Bio ou en Label Rouge, les moutons doivent avoir accès aux pâturages (à l’exception des agneaux Label Rouge qui peuvent parfois n’être élevés qu’en bergerie sans accès à une cour d’exercice).

· Une densité de chargement maximum est imposée dans les bergeries et dans les prairies.

· La litière est obligatoire.

· Tout traitement hormonal est interdit.

· Dans le cas du Label Rouge, la durée du transport est limitée. Les animaux bénéficient de protections suffisantes à l’extérieur (soleil, vent, pluie, etc).

· Pour le Bio et le Label Rouge, la durée maximum de transport devrait être limitée à 8 heures.
· La castration ne devrait pas être autorisée.

Les bovins

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Bovins

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· En bio et Label Rouge, la litière est obligatoire, l’espace minimum dont doivent disposer les animaux dans les étables est précisé, l’accès au pâturage est obligatoire et les prairies ne doivent pas être surchargées.
· L’usage de l’aiguillon électrique est interdit, et pour le Label Rouge la durée de transport vers les abattoirs est limitée, selon les cas, à 8 heures ou 14 heures.

· Pour le bio, l’utilisation de races pour lesquelles le recours aux césariennes est fréquemment nécessaire doit être évité.

· La PMAF déplore qu’en bio la phase finale d’engraissement puisse se faire en intérieur.
· En bio, la durée de transport devrait être limitée.
· En Label Rouge, la proportion d’ensilage dans l’alimentation devrait être limitée.
· La castration et la destruction des bourgeons des cornes devrait se faire sous anesthésie.

Les cailles

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Cailles

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Pour le label rouge, la densité d’élevage par m2 dans les bâtiments est moindre que dans les élevages intensifs, l’élevage hors sol n’est pas autorisé, l’éclairage est naturel, les animaux ont accès à un parcours en plein air.

· L’abattage par étouffement devrait être interdit.

 

Les canards

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Canards

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Dans les élevages Label Rouge et Bio, pour garantir le bien-être des animaux, la densité d’élevage par m2 dans les bâtiments est moins importante que dans les élevages intensifs, l’éclairage y est naturel, les animaux ont accès à un parcours extérieur, et dans le cas de l’agriculture biologique, les animaux disposent d’un point d’eau.
· En Label Rouge, la durée de transport est limitée.

· En bio, la durée de transport devrait être limitée et les normes de transport plus détaillées.
· En Label Rouge, les canards n’ont pas de point d’eau mais cette mesure devrait prochainement être rendue obligatoire.
· L’ébecquage et le débecquage sont autorisés.
· En bio et Label Rouge, il faudrait préciser que les deux carotides doivent être tranchées et le courant pour étourdir les canards devrait être d’au moins 130 mA.

Les caprins

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Caprins

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Les chèvres doivent disposer d’une litière confortable et d’un certain espace.

· Elles ont accès au pâturage.

· Leur ration se rapproche davantage de leur régime alimentaire naturel (plus d’herbe, de foin et moins d’ensilage.

· La PMAF pense que les chevreaux ne devraient pas être séparés de leur mère avant 45 jours, même dans le cas d’une production laitière.
· La durée maximum de transport devrait être limitée à 8 heures.
· L’écornage, lorsqu’il a lieu, devrait se faire sous anesthésie.

Les dindes

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Dindes

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Dans les élevages Label Rouge et Bio, pour garantir le bien-être des animaux, ne sont utilisées que des souches de dindes légères.

· La densité d’élevage par m2 dans les bâtiments est moindre que dans les élevages intensifs ; l’éclairage est naturel.

· Les animaux ont accès à un parcours extérieur.

· Pour le Label Rouge, la durée de transport est limitée.

· En bio, la durée de transport devrait être limitée et les normes de transport plus détaillées.
· En bio et Label Rouge, il faudrait préciser que les deux carotides doivent être tranchées et le courant pour étourdir les volailles devrait être d’au moins 150 mA par dinde.
· Au moment de l’abattage, les dindes ne devraient pas être suspendues plus de 30 secondes ou devraient être étourdies avant.
· Des mesures devraient être prises afi n d’éviter que les dindes soient victimes de choc électrique avant leur étourdissement.

Les lapins

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Lapins

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Les lapins bio ont accès au plein air, ils doivent avoir une litière et l’élevage sur du grillage est interdit.
· Le nombre de portées par an est limité à 6.

· Les animaux doivent être abattus dans l’abattoir le plus proche.

· Les lapins devraient recevoir des matériaux à ronger.
L’environnement des lapins devrait être systématiquement enrichi à l’aide, par exemple, de tunnels et d’abris en bois dans lesquelles ils peuvent s’isoler.
· Les lapereaux ne devraient pas être sevrés avant 8 semaines.
· Les conditions de transport devraient être plus détaillées.

Les oies

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Oies

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Dans les élevages Label Rouge et Bio, pour garantir le bien-être des animaux, la densité d’élevage par m2 dans les bâtiments est réglementée.
· L’éclairage est naturel et les animaux ont accès à un parcours extérieur.
· En agriculture biologique, les oies ont accès à un point d’eau.
· En Label Rouge, la durée de transport est limitée .

· En bio, la durée de transport devrait être limitée et les normes de transport plus détaillées.
· En bio et Label Rouge, il faudrait préciser que les deux carotides doivent être tranchées et le courant pour étourdir les oies devrait être d’au moins 130 mA.
· En Label Rouge, il serait souhaitable que les oies aient accès à un point d’eau.
· La PMAF déplore qu’en Label Rouge, la finition des oies puisse être effectuée en
claustration les trois dernières semaines.

Les pintades

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Pintades

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· La densité d’élevage par m2 dans les bâtiments est moindre que dans les élevages intensifs.
· L’éclairage est naturel.
· Les animaux ont accès à un parcours extérieur.

· En bio, la durée de transport devrait être limitée et les normes de transport plus détaillées.
· En bio et Label Rouge, il faudrait préciser que les deux carotides doivent être tranchées et le courant pour étourdir les pintades devrait être d’au moins 120 mA.

Les porcs

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Porcs

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Dans les élevages bio ou Label Rouge, les truies doivent être élevées en groupe durant la plus grande partie de leur gestation, les porcs ont un accès au plein air.
· Pour les porcs Label Rouge, la coupe de la queue est interdite et la durée de transport est limitée.

· La PMAF regrette que certains élevages Label Rouge puissent encore utiliser pour un certain temps, des stalles individuelles pour les truies en gestation.
· Pour les élevages bio, la PMAF pense que l’accès à un pâturage ou un parcours extérieur devrait être obligatoire. L’accès simplement à une aire d’exercice n’est pas suffi sant.
· La PMAF déplore qu’en bio, la phase fi nale d’engraissement puisse se faire en intérieur.
· En Label Rouge, la PMAF souhaite que l’utilisation des cases de mise-bas soit interdite.
· Les porcelets ne devraient pas être sevrés avant 6 semaines.
· En bio, la durée des transports devrait être limitée.
· La castration devrait se faire sous anesthésie ou être interdite.
· En bio, la coupe des queues devrait être interdite.

Les poules

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Poules

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Les poules pondeuses Label Rouge et biologiques ont un accès à l’extérieur, elles peuvent gratter et picorer le sol, pondre dans un nid, se percher, voler, prendre des bains de poussière, elles peuvent voir la lumière du jour et respirer de l’air frais.

· L’épointage du bec, pratiqué pour lutter contre l’agressivité de certaines pondeuses, ne devrait pas être autorisé car cette mutilation est douloureuse.
· La PMAF souhaite également une réduction du nombre de poules élevées ensemble
dans le même bâtiment et sur le même parcours.
· De même, la PMAF souhaiterait que ne soient utilisées que des races pouvant servir à la fois pour la ponte et la production de poulets de chair, afin de trouver une alternative à l’abattage des poussins mâles à leur naissance, du fait qu’ils ne peuvent pas être utilisés pour la ponte.

Les poulets

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Poulets

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Dans les élevages Label Rouge et Bio, pour garantir le bien-être des animaux, ne sont utilisées que des souches de poulets à croissance lente.
· La densité d’élevage par m2 dans les bâtiments est bien moindre que dans les élevages intensifs.
· L’éclairage est naturel, les animaux ont accès à un parcours extérieur.
· La durée de transport est limitée.

· En bio, la durée de transport devrait être limitée et les conditions de transport plus détaillées.
· En bio et Label Rouge, il faudrait préciser que les deux carotides doivent être tranchées et le courant pour étourdir les volailles devrait être d’au moins 120 mA.
· En bio et Label Rouge, la castration des poulets en vue d’obtenir des chapons devrait être interdite.

Les veaux

Téléchargez la fiche complète (.pdf) : Veaux

Pour résumer les points positifs et les points à améliorer :

· Dans le cas du bio, les veaux ne peuvent pas être élevés dans des boxes individuels. Ils sont élevés en groupe et ont accès au plein air. C’est généralement aussi le cas pour les veaux Label Rouge.
· Les veaux bio et labels doivent obligatoirement avoir une litière.

· Il serait souhaitable que le cahier des charges Label Rouge interdise totalement l’élevage des veaux en box individuel.
· Pour les veaux bio, l’âge minimum de sevrage devrait fi gurer dans le cahier des charges.
· La durée maximum de transport devrait être limitée à 8 heures.
· La PMAF souhaiterait que les veaux bio et “nourris sous la mère” restent en permanence aux côtés de leur mère.
· La PMAF déplore que généralement, les veaux mis au monde par des vaches laitières bio soient définitivement retirés à leur mère un ou deux jours après leur naissance, ce qui constitue un stress important pour le veau et la vache.

Les chiffres du bio

Classement des pays producteurs de bio en 2006

En 2006, au niveau mondial, les 10 pays avec la plus importante surface agricole utile (SAU, en pourcentage) dédiée à l'agriculture biologique étaient, dans l'ordre :

  • 1. Liechstein (29,1%)
  • 2. Autriche (13%)
  • 3. Suisse (11,8%)
  • 4. Italie (9%)
  • 5. Estonie (8,8%)
  • 6. Grèce (7,6%)
  • 7. Portugal (7,3%)
  • 8. Suède (7%)
  • 9. Timor Oriental (6,9%)
  • 10. Tchèquie (Rép.) (6,6%)

En 2006, au niveau mondial, les 10 pays avec la plus grande surface bio (en ha) dédiée à l'agriculture biologique étaient, dans l'ordre :

  • 1. Australie (12 294 290 ha)
  • 2. Chine (2 300 000 ha)
  • 3. Argentine (2 220 489 ha)
  • 4. USA (2005) (1 620 351 ha)
  • 5. Italie (1 148 162 ha)
  • 6. Uruguay (930 965 ha)
  • 7. Espagne (926 390 ha)
  • 8. Brésil (880 000 ha)
  • 9. Allemagne (825 539 ha)
  • 10. Royaume-Unis (604 571 ha)

En 2006, au niveau Européen, les 10 pays avec la plus importante surface agricole utile (SAU, en pourcentage) dédiée à l'agriculture biologique étaient, dans l'ordre :

  • 1. Liechstein (29,1%)
  • 2. Autriche (13%)
  • 3. Suisse (11,8%)
  • 4. Italie (9%)
  • 5. Estonie (8,8%)
  • 6. Grèce (7,6%)
  • 7. Portugal (7,3%)
  • 8. Suède (7%)
  • 9. Tchèquie (Rép.) (6,6%)
  • 10. Finlande (6,4%)

En 2006, au niveau Européen, les 10 pays avec la plus grande surface bio (en ha) dédiée à l'agriculture biologique étaient, dans l'ordre :

  • 1. Italie (1 148 162 ha)
  • 2. Espagne (926 390 ha)
  • 3. Allemagne (825 539 ha)
  • 4. Royaume-Unis (604 571 ha)
  • 5. France (552 824 ha)
  • 6. Autriche (361 487 ha)
  • 7. Grèce (302 256 ha)
  • 8. Tchèquie (Rép.) (281 535 ha)
  • 9. Portugal (269 374 ha)
  • 10. Ukraine (260 034 ha)

Sources : The World of organic agriculture; IFOAM - FiBL 2008

Le bio en France

En moyenne 30% de l'alimentation biologique consommée dans l'Hexagone est importée, une proportion qui atteint 60% pour les fruits et légumes, tout comme pour les surgelés et 70% pour les jus de fruits.

L'agriculture biologique a progressé en 2008 atteignant 2,12% de la surface agricole utilisée.

Tous nos voisins possèdent de plus grandes surfaces de terres consacrées au bio : l'Italie est championne d'Europe (elle totalise le cinquième des surfaces). La France est cinquième pays pour l'importance des terres, mais le 21ème si l'on compte la part de la production biologique dans le total de l'agriculture (2%).

Si la consommation ne cesse de progresser, c'est la production qui est insuffisante. La France doit importer une grande partie des produits bio qu'elle consomme tandis que l'Espagne en exporte l'essentiel.

Les labels et notre santé

Ce point constitue un sujet controversé, les études scientifiques se contredisant. Pour le moment, il n'est pas prouvé que les produits bio possèdent de meilleures qualités nutritives ou gustatives que les aliments standards. Cependant, il exite deux points dans lesquels l'agriculture bio pourrait posséder un léger avantage pour notre santé :

Les pesticides

Selon un rapport de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), paru en 2007 et portant sur 4 444 échantillons, 52,1 % des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides dont 7,6% sont supérieures à la limite maximale résiduelle (LMR).

Plus précisément, parmi les légumes, 41,3 % contiennent des résidus et en moyenne 7,2 % sont non conformes. Quant aux fruits, 70,3 % contiennent des résidus et en moyenne 8,5 % sont non conformes.

Les céréales et les produits céréaliers présentent 8,2 % de non conformité sur 282 échantillons. Les contrôles de la production biologique ont porté sur 256 échantillons, avec un taux de non conformité de 3,1 %.

Les effets à long terme de combinaisons de faibles doses sur l'organisme sont encore assez méconnus. Par ailleurs, les pesticides sont retrouvés dans le lait maternel.

Les colorants et agents conservateurs

Les aliments transformés Bio ne contiennent pas de colorant ou d'agent conservateur. Une étude publiée dans The Lancet établie un lien entre les colorants alimentaires et certains additifs et une modification du comportement des enfants. Cette étude est nuancée par l''Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Le label BIO et l'environnement

Les agriculteurs bio ont pour souci de protéger la nature, d'assurer le bien-être des animaux et de préserver la biodiversité.

L'agriculture biologique estun mode de production plus naturel essayant de respecter les équilibres, en n'utilisant aucun produits chimiques de synthèse (pesticides, fertilisants, antibiotiques...), limitant ainsi la diffusion des substances toxiques dans le sol, les nappes phréatiques et l'atmosphère. L'un des objecifs du bio est de conserver le sol vivant, voir même d'en améliorer la qualité, afin d'obtenir des plantes naturellement en bonne santé.

Dans les sols cultivés biologiquement, les taux de matières organiques sont plus élevées, ce qui les aide à conserver leur humidité et à mieux résister aux années de sécheresse. De plus, la rotation des cultures et la couverture des sols réduisent l'érosion de ces derniers ainsi que les problèmes des nuisibles et donc la consommation de pesticides. L'agriculture biologique nécessite 30% d'énergie fossile de moins que l'agriculture conventionnelle.

En agriculture biologique, on n'utilise donc que des pesticides naturels, d'origine minérale (souffre, cuivre) ou végétale, pour protéger les plantes contre les maladies, les insectes ravageurs ou les mauvaises herbes. Des purins végétaux et des algues calcaires sont également utilisés pour renforcer les défenses naturelles des cultures.

Les produits issus de l'agriculture biologique sont labellisés par un organisme certificateur (Ecocert ou Qualité France).

Les OGMs ne sont pas autorisées dans le cas de l'agriculture biologique.

Les animaux sont nourris avec des végétaux bio, et fournissent les matières organiques nécessaires à la fertilisation des cultures.

Le Bio demande beaucoup plus de travail pour l'agriculteur et sa production est moins importante : le prix du produit sera logiquement plus cher. Les produits sont à consommer plus rapidement.

Le gâchis de nourriture

Certains arguments contre le bio affirment que nous ne pourrions plus nourrir la planète en arrêtant l'agriculture intensive pour passer au mode de production biologique, le rendement des surfaces bio étant plus faible. Mais est-il vraiment nécessaire de produire toujours plus ? Une étude publiée en 2009 dans le journal PLoS One démontre que, chaque année, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est jetée. Ce gâchis entraîne la dilapidation d'un quart de l'eau douce consommée annuellement dans le pays (utilisée pour produire ces aliments) et de l'équivalent en énergie de 300 millions de barils de pétrole par an.

Conclusion

Pour la faire courte, s'il n'est pas prouvé que manger Bio est meilleur pour votre santé, il est certain que c'est un choix plus sain pour la planète. Ce système permet de réduire les polluants que nous dispersons aux quatres coins du monde et offre des conditions d'élevages plus décentes aux animaux qui nous nourrissent.

Annexes :

  • PMAF
  • Wikipedia
  • Site gouvernement
  • Vos réactions :

    Vers page 2 : Le tri des déchets