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Jean Dorst

Jean Dorst, né à Mulhouse (Haut-Rhin) le 7 août 1924 et mort à Paris le 8 août 2001, est un ornithologue français.

Biographie

Jean_DorstNous sommes en janvier 1942, avant le lever du jour, à la frontière de l'Alsace-Lorraine annexée. Un chasse-neige tiré par des chevaux progresse dans une forte tempête de neige. Un jeune homme de 18 ans est assis à côté du cocher. Ses habits le désignent comme un paysan. Les sentinelles allemandes laissent passer l'attelage.

Un voyage en car, puis en train, et c'est un nouveau passage délicat, celui par lequel ce même jeune homme cherche à gagner Paris. Il vouera une éternelle reconnaissance au cheminot qui annonça que ce jour là les papiers d'identité ne seraient pas contrôlés. Il retrouva ainsi sa famille des Batignolles et put suivre, comme il en rêvait, les cours de la Faculté des sciences de Paris.

En mars 1973, dans la grande salle des séances de l'Institut où nous sommes maintenant réunis, cet homme est élu Membre de l'Académie des sciences. Son âge, 49 ans, répond à nos critères d'aujourd'hui pour une élection à un poste "junior". Mais la performance est grande à l'époque, car on ne recrutait pas encore de quadragénaires ou jeunes quinquagénaires pour rajeunir notre compagnie.

Le 25 octobre de la même année, Jean Dorst, car il s'agit bien sûr de lui, a été choisi par ses confrères de l'Académie des sciences pour le discours de rentrée lors de la séance publique annuelle des cinq académies. Son texte sur "L'homme et l'épuisement de la biosphère" est un brillant et poignant plaidoyer sur l'homme et la nature. Avec toute la richesse de plume que possède l'homme de terrain qui aime les livres, il dénonce la ruine à laquelle mènent la dégradation de notre planète et la perte de la diversité biologique. La mise en garde ne reste-t-elle pas hélas encore actuelle, lorsqu'il proclame "Attaquée de partout, quadrillée par des routes, l'Amazonie qui avait résisté à toutes les vicissitudes depuis l'ère tertiaire, risque de n'être qu'une terre morte, tuée de la main de l'homme pour un profit illusoire et de courte durée". L'absence de volonté qu'il fustige dans son discours, pour prendre notamment les mesures qui s'imposent face aux risques de pollutions, ne la déplorons-nous pas encore aujourd'hui lorsque, en toute impunité, l'appât du gain fait longer nos côtes à des navires poubelles qui risquent de se briser à tout moment !

Ses débuts

L'enfance de Jean Dorst permet de comprendre comment est née et a mûri une prise de conscience avant-gardiste, près d'un demi-siècle avant les sommets de Rio et de Johannesburg.

Jean Dorst est né le 7 août 1924 à Mulhouse-Brunstatt, dans le Haut-Rhin. Il se passionna très tôt pour les sciences naturelles, confectionnant un petit herbier, collectionnant fossiles, coléoptères et papillons, approche qu'il jugera plus tard bien modeste en se souvenant de la dissection maladroite de pièces ostéologiques. Le milieu familial de Jean Dorst encourageait son intérêt pour le monde vivant. Son père, chasseur, se définissait comme un "amateur de nature". Et il y avait l'exemple de son cousin, Pierre Chevey, un ichtyologue réputé de l'Office de la recherche scientifique et technique Outre-mer (l'ORSTOM), grand connaisseur des poissons d'eau douce de l'Indochine. C'est Pierre Chevey qui offrit à Jean Dorst son premier microscope et lui fit découvrir à l'âge de 13 ans les laboratoires du Muséum national d'histoire naturelle. Cela aurait pu d'ailleurs le dégoûter à tout jamais d'y faire carrière, tant il fut frappé par le manque de moyens dont souffrait déjà à l'époque cette prestigieuse maison.

L'annexion de l'Alsace-Lorraine signifiait un enseignement immédiatement germanisé. Jean Dorst ne maîtrisait pas correctement l'allemand et n'avait pas l'intention de se présenter à l'Abitur, qui remplaçait le baccalauréat. Il prépara par conséquent son deuxième baccalauréat par correspondance et c'est avec ce diplôme en poche qu'il fuit l'Alsace dans les conditions que l'on a vues. A son arrivée à Paris, il s'inscrivit au PCB, c'est-à-dire à la préparation aux études médicales. Ce n'est pas qu'il désirait être médecin, mais, à l'époque, cette formation apportait les bases les plus solides en Biologie. Il poursuivit par conséquent ses études en Sciences physiques et naturelles. Les enseignants qu'il eut, comme Pierre-Paul Grassé, le marquèrent profondément.

Il suivit les traces de son cousin Pierre Chevey, disparu prématurément, en obtenant un poste de stagiaire à l'ORSTOM. Mais un ami lui avait fait rencontrer Jacques Berlioz, sous-directeur du laboratoire mammifères et oiseaux du Muséum national d'histoire naturelle. Dans cette institution où systématique et anatomie tiennent une place de premier rang, Jacques Berlioz était l'homme des oiseaux, et plus particulièrement des colibris, ou oiseaux-mouches. Son accueil aux jeunes vocations était chaleureux. Jean Dorst y retrouva d'autres débutants, comme Christian Jouanin et Pierre Rougeot. Au-delà des très riches collections du Muséum, pour leur faire découvrir la systématique des oiseaux, Jacques Berlioz les emmenait chez les plumassiers. Ces derniers étant à la recherche des plumes les plus belles et les plus rares pour les parures des dames, leurs collections étaient d'une stupéfiante richesse en termes de biodiversité. Au milieu de l'été 1946, Jacques Berlioz avertit Jean Dorst qu'un poste d'assistant allait être disponible au laboratoire. Jean Dorst l'obtint mais, comme il s'agissait d'un poste en mammalogie, il fut placé sous la tutelle du titulaire de la chaire, Edouard Bourdelle. Ses travaux portèrent sur des chauves-souris. Cependant, pour sa thèse, il étudia la structure des plumes de colibris, un sujet qui lui avait évidemment été suggéré par Jacques Berlioz, et s'intéressa à leurs parures lumineuses. Il démontra brillamment que l'éclat et la couleur de ces parures ne sont pas liés à un phénomène de réflexion ou d'absorption pigmentaire mais à un phénomène d'interférences optiques. A 25 ans, Jean Dorst se retrouva sous-directeur du laboratoire mammifères et oiseaux, une ascension jugée par certains trop rapide dans un monde où généralement on ne progressait dans sa carrière qu'avec une infinie lenteur.

Le muséum

Le Muséum est une institution où l'on ne vit pas seulement au milieu des collections. C'est aussi une pépinière de grands voyageurs et l'on y trouve nombre des meilleurs connaisseurs des milieux naturels de notre planète. L'une des premières découvertes du terrain par Jean Dorst a été au Maroc. S'intéressant plus spécialement aux adaptations des vertébrés supérieurs aux conditions extrêmes, il se rendit dès 1954 sur les hauts plateaux andins du Pérou. Ce voyage lui permit notamment d'étudier les colibris qui vivent dans ces montagnes malgré les fortes contraintes énergétiques liées à leur très petite taille. Au cours d'autres missions, en Ethiopie et au Kenya, il eut la possibilité d'étudier les stratégies adaptatives d'autres oiseaux qui se nourrissent de nectar à l'étage alpin des hautes montagnes tropicales. Il se consacra aussi à l'étude des migrations des oiseaux, de leur déterminisme et de leurs relations avec les fluctuations des facteurs écologiques.

Grand voyageur, Jean Dorst le fut incontestablement, ce qui lui valut d'ailleurs de présider le cercle très fermé de la Société des explorateurs. Président du XVIème Congrès ornithologique international, qui se tint à Canberra en 1974, son action fut déterminante pour ce qui fut la première organisation d'un congrès ornithologique en Océanie. Le fait de parcourir le monde en fit un témoin privilégié de la dégradation des milieux naturels, ce qui l'amena à jouer un rôle majeur dans l'essor du mouvement en faveur de leur préservation dans la deuxième moitié du XXe siècle. Administrateur durant une quarantaine d'années de la Société nationale de protection de la nature et d'acclimatation de France, il fut vice-président de la commission de sauvegarde en charge des espèces menacées à l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Appelé comme expert, par exemple sur les effets de la déforestation au Népal ou les conséquences de l'assèchement des marais au Brésil, il a été rapporteur à de nombreuses réunions techniques et conférences de l'UICN. Parmi les sujets dans lesquels il s'est fortement impliqué on peut citer la protection des animaux et végétaux rares de la région méditerranéenne, l'importance des biotopes aquatiques d'Afrique dans les migrations des oiseaux d'eau d'Europe et d'Asie, le rôle international des parcs naturels pour la préservation d'espèces et d'habitats menacés.

En 1958, l'UNESCO confia à Jean Dorst une importante mission : celle d'aider le Gouvernement de l'Equateur à préserver ce patrimoine inestimable que constituent les îles Galapagos, aussi bien du point de vue de la survie d'un milieu et d'une faune uniques que par rapport à un intérêt scientifique exceptionnel. Le tourisme n'étant pas encore organisé, se rendre aux Galapagos était alors une aventure. Dans des conditions difficiles, en concertation avec le gouvernement de l'Equateur, Jean Dorst étudia les possibilités d'implantation d'une station biologique et d'un parc national. A son retour, il participa à la création de la Fondation Charles Darwin pour les Iles Galapagos, une fondation de droit international ayant son siège à Bruxelles. Jean Dorst en fut aussitôt nommé le secrétaire général, puis le président en 1964.
L'association des dons d'observation de Jean Dorst sur le terrain, de son esprit d'aventure, de l'étendue de ses connaissances sur les milieux naturels et d'une grande aisance dans l'écriture lui permit d'écrire de nombreux articles et d'importants ouvrages, aussi bien dans la presse spécialisée qu'à travers des livres destinés au grand public. Sa contribution scientifique proprement dite porte bien évidemment d'abord sur les mammifères et les oiseaux. Il a été le directeur de la revue Mammalia de 1960 à 2000 et l'un des rédacteurs des volumes consacrés aux mammifères dans le fameux Traité de zoologie de Pierre-Paul Grassé. En 1956, il publia Les Migrations des Oiseaux. Cet ouvrage reste l'un des plus complets sur ce phénomène fascinant, dont le déterminisme physiologique recèle encore de nombreux mystères. Parallèlement à la réédition de ce livre en 1962, parurent une version anglaise et une édition italienne. En 1964, sortit un nouvel ouvrage sur Les Animaux voyageurs.
Ces livres eurent déjà un retentissement international. Mais le livre qui le fit connaître dans le monde entier est sans conteste Avant que nature meure. Traduit en 17 langues, cet ouvrage posa dès 1965 les bases de la biodiversité. Une version abrégée, La Nature dénaturée, parut en 1970. Personne avant lui n'avait réalisé un constat aussi détaillé et rigoureux de l'exploitation dévastatrice des ressources naturelles. Mais Jean Dorst n'était pas un intégriste de l'écologie. N'a-t-il pas dit un jour, dans un entretien avec un journaliste "les écolos, c'est un peu notre poil à gratter". Les problèmes de l'écologie scientifique assurant les solides bases de son militantisme, Jean Dorst a en effet perçu très tôt que la préservation de la nature passe en partie par sa mise en valeur, y compris par la chasse ou des activités commerciales. N'a-t-il pas d'ailleurs été membre fondateur de la Maison de la chasse et de la nature ? Avec sa plume mordante, il dénonça l'absurdité de l'essai de reconstitution en Afrique, à grand coût, avec un faible rendement en production de viande et un fort impact sur des sols fragiles, des pâturages qui ont fait la richesse de la Normandie. Il se fit l'apôtre d'une exploitation commerciale des grands mammifères, une activité plus avantageuse économiquement, compatible avec la survie de la faune et ne menant pas à l'impasse de la quête permanente de nouvelles terres, au fur et à mesure de leur appauvrissement successif.

Jean Dorst écrivit d'autres ouvrages dont, en anglais d'abord, en français ensuite, un Guide des grands mammifères d'Afrique. Illustré par Pierre Dandelot, cet ouvrage dont la deuxième édition française parut en 1999 est devenu le guide de poche des naturalistes. On citera aussi La Vie des oiseaux, paru en 1972, L'Univers de la vie, en 1975, La Force du vivant, en 1979, La Amazonia, en 1987, Asia Sud Orientale, en 1987. Le titre de l'un de ses derniers ouvrages Les Oiseaux ne sont pas tombés du ciel, paru en 1995, témoigne de l'humour volontiers provocateur de l'auteur. En collaboration, il fit paraître La Faune en péril en 1998. Dans Et si on parlait un peu de la vie ? Propos d'un naturaliste, 1999, outre l'expression de sa passion pour l'étude du monde du vivant, Jean Dorst confia sa vision sur les sciences de la vie et sur une nouvelle philosophie de la nature.

Jean Dorst ne faisait pas partie des naturalistes intégristes qui ont une position de blocage contre les approches dites réductionnistes, celles qui font notamment appel aux outils de la biologie cellulaire et moléculaire. Sa thèse sur la structure des plumes de colibris avait d'ailleurs éveillé sa curiosité pour les nouvelles techniques. Il avait cependant réalisé très tôt que l'on faisait fausse route en négligeant la systématique, les recherches sur la faune et la flore et, d'une manière générale, les approches de terrain, ce qui précisément constituait la richesse du Muséum. En fait, Jean Dorst avait gravi tous les échelons de l'illustre établissement. Professeur titulaire en 1964, il avait alors succédé à Jacques Berlioz devenu directeur du laboratoire "mammifères et oiseaux" en 1949. Yves Le Grand, directeur du Muséum, fit par la suite appel à lui pour des tâches d'intérêt général. Premier assesseur du directeur en 1970, il fut élu directeur par ses pairs en 1975.
La systématique étant au cœur des activités du Muséum, les conditions dans lesquelles étaient conservées ses collections, et notamment cette vitrine pour le grand public que représente la grande galerie de zoologie, étaient désuètes. Roger Heim, qui fut directeur du Muséum de 1950 à 1965, l'avait fait fermer car la détérioration de sa verrière non seulement mettait en péril les collections mais présentait un danger pour les visiteurs. La rénovation de la galerie exigeait de grands moyens, qui se firent attendre. La rencontre de Jean Dorst avec Alice Saunier-Seité, alors ministre des universités, et le président Valéry Giscard d'Estaing fut déterminante. Grand amateur de chasses en Afrique, le Président découvrit la faune africaine sous un angle nouveau. Il fut émerveillé par l'étendue des connaissances de terrain de Jean Dorst et passionné par les histoires naturelles dont celui-ci était intarissable. Il réalisa aussi l'urgence de travaux de réhabilitation au Muséum. Un préalable indispensable à la modernisation de la galerie dévolue au public était la construction d'une zoothèque souterraine, pour libérer l'espace et entreposer les collections dans de bonnes conditions de conservation. Le projet de rénovation ne pouvait se conduire que sur des années. Cependant, réélu directeur du Muséum en 1980, Jean Dorst en démissionna en 1985, avant la fin de son deuxième mandat, pour manifester publiquement son désaccord avec le projet de nouveaux statuts de l'établissement, imposé contre son avis et celui de la majorité de ses collègues. Ses successeurs, Philippe Taquet et Jacques Fabriès, menèrent les grands travaux à leur terme, c'est à dire à ce qui constitue aujourd'hui la Grande galerie de l'Evolution.

Raillant la confusion entre militantisme politique et écologie, Jean Dorst combattait par contre la fâcheuse tendance à présenter comme "écolo", afin de la discréditer, toute analyse des problèmes écologiques susceptible de menacer la réalisation de projets en cours. Ainsi, avec Théodore Monod, il n'hésita pas à dénoncer le projet de piste pour avions en Terre Adélie. En fait, d'une manière plus générale, il croyait à une "écologie politique", c'est-à-dire à la nécessité d'une ligne d'action à long terme, réconciliant l'homme et la nature, amenant à réfléchir sur les grandes questions que sont la place de l'homme à l'origine et son avenir sur notre planète, notamment par rapport à un développement incontrôlé et aux conséquences de la surpopulation. Sa parole dans son discours d'octobre 1973 était une mise en garde : « À bord de leurs engins, les conquérants de l'espace dépendent de systèmes hautement perfectionnés. La terre tout entière, petite, fragile et limitée, n'est elle-même qu'un vaisseau spatial dont la biosphère est le dispositif de survie aux ajustements précis. Nous en serons toujours tributaires » Ses derniers mots ce jour-là furent cependant d'un espoir mesuré « Le jour où les idées de conservation et de développement économique raisonnable seront étroitement associées, alors seulement nous pourrons entretenir quelque espoir quant au devenir de l'homme sur la terre ».
Lauréat de nombreux prix nationaux et internationaux, membre des sociétés d'ornithologie les plus prestigieuses et de nombreuses académies, Jean Dorst était Commandeur de la Légion d'Honneur et Commandeur de l'Ordre National du Mérite.

Jean Dorst attachait beaucoup d'importance à la formation des jeunes. Il était d'une rare disponibilité vis-à-vis de ceux qu'il attirait par les innombrables et superbes préfaces qu'il écrivit. Malgré ses multiples activités, il répondait habituellement par retour de courrier et proposait un entretien en dépit d'un agenda surchargé. Comme l'a si bien décrit Yves Coppens, lors d'une cérémonie où nombreux ont été les amis du disparu à répondre à l'invitation d'Emmanuelle Dorst, sa carrure impressionnante et sa forte mâchoire impressionnaient au premier chef. Mais l'attention avec laquelle il écoutait et la compréhension dont il faisait preuve mettaient rapidement en confiance. L'inquiétude dont il faisait preuve à propos des problèmes de santé des autres contrastait avec son dédain pour les siens. Il vécut pourtant des moments très difficiles, que de toute évidence il n'aurait pas réussi à surmonter sans la présence attentionnée d'Emmanuelle. Chaleureux et plein d'humour, il aimait la musique et la peinture. Il voyait dans la création artistique beaucoup de similitudes avec la science. Il s'enthousiasma pour le projet de Jacques Perrin sur "Le peuple migrateur", qu'il parraina avec l'aide précieuse de Guy Jarry et Francis Roux. Le film sortit peu après sa mort, le 8 août 2001. Certes, les oiseaux ne sont pas tombés du ciel, mais qu'il a été émouvant de voir les inoubliables images de leur vol dans l'azur dédiées à ce maître des oiseaux !

Bibliographie

Les Migrations des oiseaux, Paris, Payot ; (Poitiers, Impr. S.F.I.L. et M. Texier réunies), 1956.
Avant que nature meure..., Neuchâtel, Paris : Delachaux et Niestlé, 1965.
L'Amérique du Sud et l'Amérique centrale, Paris : Hachette, 1969.
Les Animaux voyageurs, Paris: Hachette (Bobigny, Impr. de Bobigny), 1964.
Et si on parlait un peu de la vie ? : Propos d'un naturaliste / Jean Dorst; entretiens avec Sébastien Ripari ; préf. d'Yves Coppens, Paris : Maisonneuve & Larose : Archimbaud, 1999.
La Faune en péril, Lausanne ; Paris : Delachaux et Niestlé, 1998.
La Force du vivant, Paris : Flammarion, 1979.
Guide des grands mammifères d'Afrique par Jean Dorst et Pierre Dandelot ; traduit par S. Favarger, Neuchâtel ; Paris : Delachaux et Niestlé, 1972.
La Nature dé-naturée, Paris : Éditions du Seuil, 1970.
Les Oiseaux, Paris, Hachette ; (Corbeil, impr. de Crété), 1957.
Les Oiseaux dans leur milieu, Lausanne ; Paris : Éditions Rencontre, cop. 1971.
Les Oiseaux ne sont pas tombés du ciel, Paris : J.-P. de Monza, 1995.
Recherches sur la structure des plumes des trochilidés, Paris, Éditions du Muséum (impr. de P. André), 1951.
L'Univers de la vie, Paris : Imprimerie nationale, 1975.
La Vie des oiseaux, avec la collaboration de Michel Cuisin, Lausanne ; Paris : Éditions Rencontre, cop. 1971.
Le Peuple migrateur, en collaboration avec Jean-François Mongibeaux et Jacques Perrin, Seuil, 2002.
La Amazonia, Ed. Debate, Madrid, 1987.
Asia Sud-Oriental, Ed. Debate, Madrid, 1987.
Dictionnaire de biologie, en collaboration avec Jean-Louis Morère et R. Pujol, Frison Roche, 2002.
par Yvon Le Maho, Membre de l'Académie des Sciences

Source

Yvon Le Maho, membre de l'Académie des Sciences