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Les arguments à la loupe

7. Il n'y a pas de consensus scientifique. D'ailleurs, le Petition Project a recueilli plus de 31 000 signatures de scientifiques sur une pétition proclamant "qu'il n'y a pas de preuve scientifique convaincante prouvant que les émissions de dioxyde de carbone par les humains vont, dans un futur proche, causer un réchauffement catastrophique de l'amosphère terrestre".

Les Académies des sciences de 19 pays ainsi que de nombreuses organisations scientifiques étudiant les sciences du climat ont conclu que les humains étaient responsables du réchauffement climatique. Plus précisément, environ 95% des chercheurs étudiant le climat et publiant des articles sur le sujet partage cette position.

Inévitablement, il y a des scientifiques qui sont sceptiques lorsqu'il est question du réchauffement climatique d'origine humaine. En 2009, on a posé à 3146 scientifiques de la terre (plus de 90% des participants avaient un doctorat, et 7% avaient une maîtrise) la question suivante : «Pensez-vous que l'activité humaine est un facteur important dans l'évolution des températures moyennes mondiales?" (Doran 2009). Dans l'ensemble, 82% des scientifiques ont répondu « oui ».

Cependant, ce qui est le plus intéressant c'est que les réponses variaient par rapport au niveau d'expertise en climatologie. Parmi les scientifiques non-climatologues ne publiant pas de recherche sur le sujet, 23% ont répondu «non». En revanche, seulement 2,5% des climatologues ayant étudié et publié des recherches sur le changement climatique ont répondu «non».

Il apparaît donc que plus un chercheur est actif dans le domaine de la climatologie et qu'il se spécialise dans cette matière, plus il est convaincu que l'activité humaine peut influencer le climat.

Sondage

Figure 1: Réponse à la question «Pensez-vous que l'activité humaine est un facteur important dans l'évolution des températures moyennes mondiales?" (Doran 2009) . Les données «grand public» proviennent d'un sondage Gallup mené en 2008 .

Le plus frappant est le fossé entre les experts du climat (97,4%) et le grand public (58%). Le document conclut:

"Il semble que le débat sur l'authenticité du réchauffement climatique et le rôle joué par l'activité humaine est en grande partie inexistant chez ceux qui comprennent les nuances et la base scientifique des processus climatiques à long terme. Le défi semble de trouver une manière de communiquer efficacement ce fait aux décideurs et à un public qui continue à percevoir, à tort, l'existence d'un débat entre les scientifiques. "

Ce large consensus parmi les experts du climat a été, par ailleurs, confirmé par une étude indépendante recensant tous les climatologues ayant signé des déclarations publiques soutenant ou rejetant le consensus. Cette étude a permis de constater qu'entre 97% et 98% des experts du climat soutenaient le consensus (Anderegg 2010). En outre, lorsqu'on utilise le nombre de publications de chaque chercheur comme une mesure de leur expertise dans la science du climat, on constate que le nombre moyen de publications par les scientifiques sceptiques est d'environ la moitié du nombre de celles produites par des scientifiques convaincus. Il semble donc y avoir un écart considérable en matière d'expertise entre les deux groupes

Consensus

Figure 2 : Répartition du nombre de publications totales sur le climat de chercheurs convaincus par la preuve du changement climatique anthropique et ceux peu convaincu de l'existence de telles preuves (Anderegg 2010).

Sources :

Skeptical Sciences

Article Anderegg 2010 PNAS

Libération

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