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01/11/2009 Europe : un accord en demi-teinte

PhotoUELes 27 chefs d'Etats et de gouvernements de l'union Européenne se sont réunis les 29 et 30 à Bruxelles pour discuter des mesures à adopter pour lutter contre le réchauffement climatique.

A l'approche du sommet de Copenhague sur le climat (qui aura lieu du 7 au 18 Décembre) et à quelques jours de sommets entre l'Europe et les Etats-Unis, le 3 novembre, puis avec l'Inde, le 6 Novembre, les dirigeants de l'union Européenne se sont officiellement mis d'accord sur un mandat de négociation. Officieusement, les 27 n'ont pas réussi à chiffrer la répartition et le montant de cet accord.

Le financement de la lutte contre le réchauffement climatique

L'union européenne assure qu'elle prendra sa juste part au financement de la lutte climatique. L'objectif financier, estimé par la commission Européenne à 100 milliards d’euros par an, entre 2013 et 2020, correspond à l'aide mondiale que devraient recevoir les pays en développement pour adapter leur économie en réduisant leurs émissions de CO2. La part de l’Union, toujours selon la commission, serait comprise entre 2 et 15 milliards d’euros par an. Mais à l'issu de ce sommet, si les dirigeants ont adopté l'objectif de 100 milliards d'euros au niveau mondial, ils n'ont pas voulu chiffrer la contribution annuelle que l'Union Européenne versera.

Neuf pays d'Europe centrale, emmenés par la Pologne et la Roumanie, ont fait alliance pour ne pas avoir à payer trop lorsqu'il faudra aider les pays en développement à lutter contre le réchauffement climatique. Ces pays sont les plus polluants en proportion de leur richesse. Le point de désaccord porte sur la méthode de calcul de la part de chaque pays au financement de l'aide. L’Union défend l’idée d’un partage du financement se basant principalement sur les émissions de CO2, tempéré par un critère prenant en compte la richesse.

Le projet de conclusions ne tranchait pas cette question. Il se contentait de préciser que l’Union veillera à ce qu’il n’y ait pas une charge disproportionnée pour les moins riches, renvoyant à plus tard les modalités du partage interne.

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